Tout les fous voguent au loin

Journal de bord d'une vie sans remords
Fort de ces rêves dont on s'accroche encore
Parti en mer à la quête d'autres terres
Du cercle polaire aux antipodes balnéaires
Voguant au-dessus des bancs de harengs
Glissant comme l'aigle dans les vents ascendants
Quarante tonneaux et autant de matelots
A braver les flots sur ce vieux raffiot
Chanter, danser, écouter le rhum couler
Pour oublier le retour aux contrées
Devant, s'étend le grain, menaçant
Le ciel semble pesant et les vents violents
Tandis que les femmes manquent, les lames nous tanguent
L’océan dans sa langue nous offre ses larmes
La houle sur le mat s’éboule et s’enroule
Saluant la foule dans un murmure saoul
Le chant envoutant des sirènes nous entraine
Et nous mène vers des contrées lointaines
Nous enlevant au temps et à ses enfants
Par delà les vents, au fond des océans
Qu’en est-il de la douceur de ces îles
Qui dans l’horizon fébrile se profile
Rêve de demain, but quasi incertain
Pourtant si près, mais si loin de nos mains
Triste histoire qui dans la douceur d’un soir
S’est vu ne plus y croire, pour ne rien devoir
Qu’à cela ne tienne, ici repose mes peines
Souvenir d’une reine qui aurait pu être mienne
Qu’à cela ne tienne, ici repose mes peines
Mille pieds sous les rochers, un rêve brisé
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29 Août 2006 à 12:23 dans
- Des maux en poésie

